Ou un article pour ceux qui pèsent le pour et le contre d’avoir des enfants.

À 18 mois, qu’est-ce qu’on sait ?
On sait :
- Se prendre pour un cabri en testant les limites de ses cordes vocales ;
- Pas chasser sur la pointe des pieds avec élégance, niveau danseuse confirmée ;
- Boire du liquide vaisselle au goulot ;
- Mordre dans la pâte à modeler ;
- Jeter tout et n’importe quoi dans les chiottes ;
- Taper ses parents ;
- Se réveiller à 5h30 du mat’ (tous les matins) ;
- Faire crever un ficus ;
- Faire des sourires enjôleurs pour obtenir ce qu’on veut (avec mamie, ça marche encore) ;
- Jeter les bouteilles de lait (vides) du troisième ;
- Escalader (chaises, tables, étendage… pourvu que ce soit haut) ;
- Se carapater quand on est prit la main dans le sac.
On ne sait pas :
- S’exprimer autrement qu’en usant d’ultra-sons ;
- Parler, donc ;
- Ce que « non » « arrête » « tape pas » « mord pas » «jette pas » veulent dire (enfin surement que si, mais on a pour principe de faire tout comme) même répété 1000 fois par jour ;
- Manger seul ;
- Dire papa ;
- Rester serin face à la difficulté ;
- Caresser ;
- Etre tendre, sauf en cas de maladie grave (nez qui coule et grosse fatigue) et encore, seulement avec sa mère ;
- Tenir un crayon sans systématiquement mettre la mine à la bouche ;
- S’empêcher de tout mettre à la bouche, d’ailleurs ;
- Se rendormir à 5h31 ;
- Lâcher la jambe de sa mère (sauf quand elle cuisine…)

Mais il paraît qu’il y en a qui disent des vrais mots compréhensible, qui font leurs premiers dessins, qui dorment 12 heures d’affilées, qui appellent papa ou maman quand ils sont réveillés…Si si je le sais, puisque partout sur les blogs des mamans débordantes de fierté dressent la liste de tous les acquis de leur chérubin. Mouarf. Je suis sur qu’elles en rajoute. Ou alors Arthur est dans la merde…

Mon gosse à moi, c’est un vrai boulet. Surtout depuis qu’on a déménagé. Y’a un truc qu’il a pas digéré, je sais pas quoi, mais il nous le fait payer. Cher. Un vrai boulet. Mais un boulet d’amour. Pudique, c’est tout. Et parfois j’en viens même à me dire que je l’échangerais jamais. Pour rien. Jamais.
Il y a même eu un jour, il y a quelques 18 semaines, où j’ai du me dire que j’en voudrais bien un deuxième. C’est dire…À moins que ce jour là il ait été tellement tout ce tableau au dessus que j’en ai voulu un autre, un mieux… ? Je vous en reparle dans six mois.
Et sinon, hier, l’inévitable s’est produit. J’ai eu 25 ans.
Là j’étais jeune. Et peu pudique.