Ma pomme
que j’aime d’amour, et que je croque tendrement de la pointe des incisives, parfois, quand ça déborde et que l’affection n’est qu’instinctive. Tu cries tu ris tu griffes, tumultueux chaton.
Ma petite trogne,
titubant tu t’élances tête brûlée, rire aux joues, regard noir. Cahotant déterminé, tu fonces sur ta cible, tu provoques en riant et sans prévenir tu stop net.
Bébé cadum,
lèvres boudeuses, un orage d’été dans les yeux, impétueux mais éphémère. Troublant et dévastateur. Tu me désarmes, tu me déstabilises, tu me fends le cœur. Tu te ferme, renfrogné, intouchable, frondeur.
Mon gros nigaud
je te regarde tomber, genoux écorchés, front abimé, lèvres boursoufflées. Le cœur à vif ; le monde en grippe.
Mon petit chat,
quand tu te sers fort contre moi et que pour quelques minutes c’est comme si rien d’autre n’existait pour toi ; je te donne tout ce que je peux, sans vraiment savoir si ça sera jamais assez.
Mon p’tit boudou,
bombe à retardement, tu débordes de partout. Par quel bout, dis-moi par quel bout il faut te prendre. Tu t’amuses à me faire attendre.
Antoine
mon artiste, petite boule de malice, avec tes airs de ne pas y toucher je te soupçonne d’être bien déterminé.
Petit cadet
tu prends ton temps, entre silences et pépiements, tu peaufine tes arguments.
Mon grand
Insidieusement tu as eu trois ans, trois années de rien du tout, il est temps que je te donne du mou, mon loulou, mon doudou, mon titou…