Je les ai jamais connu alors bien sur, j’en rêve souvent, je les idéalise, et ils me manquent.
C’est peut-être pour ça qu’il m’arrive d’en croiser un qui réveille quelque chose de très fort en moi. Je le regarde, et une tendresse débordante me pousserait presque à le prendre dans mes bras. Forcément, je le fais pas. Sans parler de l’incongruité de la situation, il deviendrait acteur de ma rêverie et je n’aurais plus de contrôle sur son être, il ne serait plus ce grand-père que je fantasme mais un individu comme tant d’autres. Après quelques instants, le papi s’en va. Et moi, je trouve la transition entre la fin de mon rêve et le retour à ma vie, toujours un peu brutal. Il ne me reste plus que le goût amer de l’absence. Et une sensation de chaleur dans le cœur qui s’évapore doucement et me laisse un peu vide.
Non, vraiment, c’est beaucoup trop définitif, la mort.