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Heureux qui comme une liste...

L’un des nombreux avantages à avancer dans la vie sans plan de route précis, c’est d’avoir la liberté de jeter trois couches et deux bodies dans un sac et de partir à l’improviste. Hors saison, quand il fait gris dans le sud et que la moyenne d’âge de tes rencontres se situe dans une fourchette entre 65 et 70 ans. Facile.

Partir après le bain du petit, tracer l’autoroute, s’arrêter dans un grand magasin pour acheter des salades saucées à bloc, des sunglasses de victimes de la mode et surtout une bonne dizaine de paquets de gâteaux. Repartir, filer la gerbe au blondinet qui n’a jamais prit autant de virages serrés de ses treize mois sauf quand il a du s’extraire du ventre de sa mère. Visiter les ruines d’un château et faire des photos catholiques. Rire du vent coquin. Taper un brin de causette avec un ex ouvrier en métallurgie reconvertit en propriétaire d’une douzaine d’ânes. Critiquer les touristes qui maltraitent ces affectueuses bourriques. Repartir. Etre comme heureux. Arriver à la ferme, qui fait chambre d’hôtes en plein cœur de l’Ardèche. Manger une salade, et quatre paquets de gâteaux. Dormir.

Le lendemain au petit-déjeuner, avec la patronne et un couple de boulangers retraités, parler de Jeannie Longo, de ces femmes passionnées, dynamiques et sportives qui n’auront jamais d’enfants ; se décomposer à l’entente d’un jugement : « t’inquiète pas Arthur, visiblement, c’est pas le style de ta maman ! » Reprendre une part de brioche, pour oublier. Acheter une robe et du poulet au marché. Rouler à trente dans les virages. Chercher des ruines. Braver  le froid. Manger le poulet avec les doigts, au sommet. Regarder Arthur tituber dans la descente. Conduire encore. L’Ardèche est sinueuse, et incendiaire aussi. S’arrêter. S’empêtrer dans les graviers. Etre petit et en avoir marre. Changer une couche côté passager. Avoir le cul à l’air et l’air grognon. La paire de choule. Rentrer. Goûter. Aller voir la petite brebis fraîchement tondue refuser de prendre son vermifuge. Puis l’avaler. Forcée. Par une patronne bienveillante qu’y en a dans les biscoteaux. Eteindre la télé juste avant de savoir qui est éliminé.

Troisième jour. Se lever du pied gauche. Avec le soleil. Trouver un château. Citer Proudhon « la propriété c’est le vol » et traiter Yves Lecoq d’enculé. Partir pour une balade en poussette. Sans casquette ni crème solaire, à quoi ça sert ? Franchir des torrents ruisseaux en soulevant la poussette comme deux cons. Faire sa princesse et s’en vouloir. Remarcher l’après-midi. Suer tout ce qu’on sait faire. Penser à une reconversion. Faire chambres d’hôtes. Vivre au plus près de ses idées. Pour de bon. Trouver ça possible. Presque réaliste. Rentrer. Manger de la glace pour se réconcilier. Mettre de la crème sur ses coups de soleil. Finir les paquets de gâteaux. Se coucher.

Payer. Partir. Rouler. Rentrer. Ranger. Pédaler. Regarder un balcon cramer. Et les tas d’ordures au pied des immeubles. Penser à jeter le micro-ondes.

Et cetera.

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C
Bonsoir à tous deux. Prenant sur Arlette et un peu sur moi, j'entreprends de vous écrire, puisqu'Anne-Claire ne daigne pas me parler au téléphone, non là c'est moi qui déconne ! Mais elle doit savoir elle, cette belle qui tient les bras de Jêrome en riant sur le canapé et  qui cherche à percer les secrets, que j'aime pas l'oral. En effet qui a-t'il parfois que de plus commun, vulgaire que d'utiliser sa bouche, cette orifice qui peut dire en même temps, je t'aime, je t'emmerde et manger des épinards et faire des commentaires moqueurs sur un beau pére qui n'en est pas un et qui a besoin de ce voile de pudeur que sont les mots pour dire des choses à peu prés d'aplomb, à cette fille à fines ailes et à mille tiroirs, qui fait qu'a l'intriguer... Donc Arlette à mes côtés, même sur mes genoux, oubliant notre état patent de grand- parents, nous avons à notre retour de vacances, découvert les nouvelles photos d'Arthur.Je vais être vulgaire, et sans retenus, comme quand l'émotion provoque, le sang la raison, et font bouillir les mots : putain de salaud qu'il est beau !!!  encore plus maintenant, cheveux bouclés, yeux azurés, campé sur ces petits membres. Dieu des granit, moi l'incroyant, ce petit ( fruit de vos amours) me fait croire que ma vie va durer pour lui mille ans, pour lui balancer à la pelle, de l'amour à la volée, à m'en vider le sang... En un mot il est beau ce petit, alors Arlette et moi, on vous dit encore merci, n'en revenant toujours pas que d'un peu de nos gênes, fassent telle beauté à jamais s'en rassasier les yeux... On vous embrasse tous les trois. Arlette et Christian.
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M
j'aime bien l'expression "encombré"marine et come je vous vois trop faire l'ardeche à dos d'âne mon rêve !!!!
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K
Hello,Ton style est vraiment très chouette, bien inspiré et aérien. Au plaisir des prochaines bafouilles !
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M
Génial cet article, il fait rêver ! et nous motive Côme et moi pour nous reprendre en main, nous inscrire en auto école et repasser le permis rien que pour vivre ça !rock is not dead décidemment !  
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A
<br /> Definitly not, Marine!<br /> Mais ça peut être encore plus rock & roll un voyage à l'arache, sans voiture, non? Vous n'êtes encore pas "encombré" d'un enfant, c'est le moment ou jamais!!!<br /> <br /> <br />
C
coucoualors les premières vacances d'Arthur comme ça?! C'est bien de s'aérer la tête et oublier que le balcon d'en face à la possibilité de cramer....!bisous a vous trois de nos deux a bientôt
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