Il est des fins de matinée
Après les affres des kilomètres
Où l’on s’empresse de retrouver
La femme sans tête qu’on voudrait être
Alors avec délectation
On s’abreuve de commentaires
D’articles ou photos de saison
En corolles sur la blogosphère
Même virtuelles on les grignote
Ces bigarades aux mille saveurs
Avec leurs parfums de litote
A donner aux hommes des sueurs
Car c’est qu’ils sont jolis les fruits
De la princesse de Nerola
Lorsqu’on les voit ou qu’on la lit
On imagine je ne sais quoi
Et v’là qu’y a le feu au balcon
Encore une fois entre les lignes
Ca virevolte comme sous les jupons
Et c’est la pulpe qu’on devine
A la fois amère et sucrée
En osant ce qu’on n’ose pas
Elle sait nos prunelles secouer
Comme un zeste d’orange, Dgina
Mais une chose m’interpelle
Pourquoi est-il aussi méchant
Mon mec quand il parle d’elle ?
Parce que évidemment
C’est la plus belle des femmes sans tête
C’est l’absolue féminité
C’est comme elle que je voudrais être
Quand je me sens toute fanée…

A18 heures, ça chauffait aussi chez nos voisins...