19h10, c’est l’heure d’enfiler ton pyjama blanc, en tissu rêche et inodore ; et tes imitations de crocs en plastique ; où la pantoufle la plus classe depuis la disparition de la charentaise. A l’étage, les blouses défraichies après douze heures de garde...
Lire la suite« Les optimistes pensent que nous vivons dans le meilleur des mondes possibles, les pessimistes en sont intimement persuadés. » [attribué à Pierre Desproges, mais les sources divergent (et dix verges, c’est énorme)] Mon père me traite d’hérétique, mais...
Lire la suite« Elle est où la stagiaire ?! » Cette question d’infirmière posée en gueulant dans l’office de soins symbolise assez bien le sentiment que j’ai eu 6 stages durant de n’être qu’un nom commun, dénigré à volonté. Stagiaire où le statut de sous-merde. Celle...
Lire la suiteComment c’est possible d’avoir encore des boutons sur la gueule à chaque veille de ménorrhée et d’avoir déjà la peau lâche ? Ça me trottait depuis quelques semaines et hier je l’ai fais, j’ai acheté ma première crème antirides. Je repoussais l’échéance,...
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Un caractère de merde, que compensent des bras tendus et des sourires plein ses grosses joues. Antoine, petit gabarit mais bourrin à ses heures, deux ans qu’il a trouvé sa place dans notre famille, et qui ne cesse de la revendiquer. Mon bambino aux milles...
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Avion retardé, 3h45 dans la vue Décollage, pensée émue pour mes fils –Oh God, pourvu qu’il ne nous arrive rien– London by night… Punks à photographier pour un pound Chanteuse nase & folk du métro applique son droit à l’image Fabergé pond des œufs dans...
Lire la suiteSi mes mains n’ont pas toujours été un complexe, je peux quand même dire qu’elles ne sont pas faciles à porter, au bout de mes bras ballants. C’est un fait, je suis bien membrée de la menotte. Les doigts longs et la paume généreuse. Bien sur, je peux...
Lire la suiteOh God, c’était la plus longue semaine du mois de novembre ; du genre de celles où tu te demandes franchement ce que tu es entrain de foutre. Quand tu sors prendre ton petit-déjeuner et que l’épais brouillard qui t’embrasse se fait l’écho de tes pensées...
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Pour oublier que je suis boudinée sous trois couches de pulls informes. Pour oublier donc que ça caille sa race. Pour oublier les petits polyhandicapés de mon stage, et le livre de Jean-Louis Fournier qui me fait rire autant qu’il me donne envie de pleurer....
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