Lundi matin, l’empereur, sa femme et le p’tit prince…
Non, je déconne !
(Mais tu auras cette chanson dans la tête pour un petit moment, comme ça je ne suis plus la seule à me détester)
Comme ça fait plus ou moins 23 semaines que je suis deux, il était temps de faire un petit bilan de mi-parcours (enfin un peu plus que ça, car je ne compte pas être enceinte plus longtemps que la moyenne)
Nous sommes donc partit en famille pour faire l’écho du deuxième trimestre, dite écho morphologique, histoire de savoir pour de bon, entre autre, si c’est un garçon où une fille.
On avait tellement entendu dire que cette écho c’était la mieux, que pour Arthur on était revenu super déçu et frustré, car ça nous avait couté un bras, tout ça pour pas voir grand-chose. Donc cette fois, on ne s’attendait à rien d’exceptionnel, si ce n’est donc, cette confirmation du sexe.
Visiblement, ils ont fait des sacrés progrès en deux ans car là, waouh, jamais vu un si beau film de ma vie. La technologie, c’est bien.
Au début, j’avais froid, mais j’étais bien installée, allongée pour regarder l’écran mural, avec à ma gauche Jérôme et Arthur,
légèrement agité ce dernier, jusqu’à ce qu’on lui donne son doudou ; et à ma droite, une échographiste d’apparence aussi aimable qu’Arlette Chabot, mais en fait gentille et accessible,
surtout quand on sait que je ne lui ai pas facilité la tâche. Après le passage pas glop où elle m’a étalé la fin d’un tube de gel tout froid sur le bide, elle a posé sa sonde, et là, miracle de
l’informatique, un profil est apparu très clairement, avec un petit poing fermé à hauteur de bouche. Le bébé suce son pouce et je suis en extase alors que j’ai toujours trouvé ça gnangnan au
possible…avant. Mais là, c’est pas pareil, parce qu’au même moment, Arthur fait exactement là même chose tout en regardant l’écran sans rien y comprendre. Et cette coïncidence me fait sourire
béatement.
Passé cette introduction mielleuse au possible et dont je sais que tous ceux qui ne sont pas Jérôme ou moi se foutent pas mal, Arlette a fait un tour du loustic bien positionné à ce moment là pour qu’arrivé au bon endroit (elles sont bien entre ses jambes, donc) la chose nous saute aux yeux, c’est un garçon, oui oui c’est très net. Bon dieu, mais elles sont aussi grosses que ses poings réunis, c’est un gros plan, ou bien ?...
Et puis après, trêve de futilités, c’est au tour complet de son anatomie. L’os propre du nez mesure 7.4 mm dis-donc, ça t’en bouche un coin, non ?
C’est un peu long et fastidieux tout ça, surtout qu’Antoine –oui, ce sera son prénom, donc– n’y met pas tellement du sien. Impressionnant comme il bouge, celui-là. L’échographiste ne peut tout simplement rien faire d’autre que le poursuivre avec sa sonde.
Vrai de vrai, à un moment on ne le voyait plus du tout (bon d’accord, je crois que là elle regardait le placenta, mais j’ai pas fais d’étude d’échographie moi) et hop ! D’un coup il nous a fait signe avec sa main et son avant bras qui sont apparus à l’écran, juste pour nous dire « coucou ». Si, je le sais, c’est moi sa mère.
Finalement Arlette a du se résoudre au fait qu’elle n’aurait pas d’images très nettes pour ses photos, et elle a commencé la description de l’anatomie d’Antoine. Là, comme vous pouvez le constater (bien sur) c’est son estomac. Et ici, vous pouvez donc remarquer son fémur (ha, c’est pas son bras ?) Je m’ennuie sévère, mais m’amuse de sentir les coups et de les voir en direct sur l’écran. Alors que l’échographiste regarde de nouveau son profil, on voit qu’Antoine aussi commence à trouver le temps long, car il baille aux corneilles (avec la main devant la bouche, s’il vous plaît !) Et puis soudain, j’entends comme un petit ronflement. Je regarde à gauche et vois dans les bras de Jérôme cette masse inerte qui gît, tête approximativement en appui sur la cuisse de son papa. Arthur dort, j’y crois pas, et il ronfle en plus, ce petit décomplexé. Et moi j’ai comme vraiment du mal à m’arrêter de rigoler, l’image d’Antoine disparait pour laisser place à une mer déchainée, tout est encore plus flou et obscur que ce que je voyais jusqu’à présent. Je réprime, mais toute la suite de l’échographie se passe avec ce léger ronflement en fond sonore, et rien qu’à fantasmer sur tout ce qu’il pourrait signifier (l’ennui, la sérénité après avoir apprit qu’il aurait un petit frère…) m’empêche de garder mon sérieux.
Sacré Arthur qui pique du nez à même pas 10 heures, quand tous les matins il me tien la jambe jusqu’à 11 heures…
Retour sur Antoine, qui est quand même la vedette du moment, d’ailleurs, à le voir s’agiter comme ça pendant toute la demie heure que dure l’échographie, au fond de moi je balise sérieusement et m’imagine déjà seule, à la maison, toute la journée, avec deux petits survoltés dans les pattes…
On a bien vu son cœur, en noir gris blanc, j’avais l’impression de voir la Lune, et un cratère en activité, bluffant, le truc.
Il pèse 500 grammes (QUOI ?! WHAT THE FUCK ?? Alors tout ce gros ventre c’est vraiment QUE du gras ? Noooon…c’est le liquide amniotique, le placenta, un frère jumeau…Rassurez-moi, merde !...) et peut-être qu’il ne sera pas trisomique ; pour l’instant y’a que son fémur qui dit le contraire. Mais on est confiant. (S’il vous plaît les grands-parents, n’appelez pas, il n’y a aucune raison de paniquer. Merci ;)
Voilààà… ! Mes hormones s’en sont donné à cœur joie dans la gaga-attitude et aujourd’hui, j’ai juste envie d’assumer et de dire merde à cette pseudo rebelle et sans sentiments qui squatte le blog le reste du temps, car c’est un petit garçon, c’est le mien, et pour le reste des mois qu’il va passer à buller dans son bain à 37°, ben ça va m’aider à établir le lien, ce rendez-vous d’aujourd’hui.
En gros, j’ai pas fini d’être une vraie sentimentale, quoi.