Tout s’est si bien passé que je n’ai pas la moindre anecdote sympa à mettre en forme ici.
Pas de boucherie, pas de plateau repas dégueu, pas d’auxiliaire de puériculture
aux méthodes datant de l’âge de pierre, pas de tentative de crevage d’un œil par le grand frère, rien.
Même pas une petite
épisiotomie sanglante.
Deux heures après l’accouchement, je marchais pour rejoindre ma chambre (je crois que j’avais tellement traumatisé la petite étudiante qui s’occupait de moi, à force de hurler « ça fait maaaaaaal !! » et aussi « j’en peux pluuuuuuus ! », qu’elle était trop fébrile pour aller me chercher un fauteuil roulant, en fait). J’ai dis à l’auxiliaire épatée de me voir debout que Rachida Dati pouvait aller se rhabiller, mais elle a pas osé rigoler (pourtant, c’était super drôle, franchement…)
Bref. Je me disais : « chouette (oui, chouette. J’aime bien cette expression désuète) il va y avoir du gore, de l’interdit au moins de 16 ans sur mon blog, de la grosse dépression carabinée à étaler… » et en fait, ben non. Rien qu’un petit lardon de 50 centimètres qui me rend complètement gaga.
Alors je reviens dès que j’ai reposé un pied sur terre et retrouvé mon caractère de chiotte. A raison de 5 réveils par nuit et 42 changes de
couche quotidien, ça devrait aller assez vite.
