Dimanche 20 novembre 2011
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12:33
Oh God, c’était la plus longue semaine du mois de novembre ; du genre de celles où tu te demandes franchement ce que tu
es entrain de foutre. Quand tu sors prendre ton petit-déjeuner et que l’épais brouillard qui t’embrasse se fait l’écho de tes pensées brumeuses. Quand, de cinq journées qui n’en finissent jamais
de s’étirer tu n’aboutis qu’à la conclusion qu’avec de l’ambition, la bosse des math, un acharnement de furieuse et cinq ans de moins tu aurais pu envisager un diplôme de sage-femme.
Et puis quand même, vendredi et l’heure de rentrer à la maison arrive, et je n’en reviens pas de voir avec quelle force j’ai
hâte de retrouver mes deux petits oisillons. Un truc viscéral qui me prend, peut-être parce que je sais que je vais être accueillie à grand renfort de piaillements de joie et de câlins
interminables.
Mes fils grandissent et ils ne comprennent rien du temps qui passe. Hier, tout à l’heure, demain, dans cinq minutes, vendredi
sont des abstractions qui ne disent qu’une seule chose : maman n’est toujours pas là. Et quand finalement je pointe mon nez, c’est pour trop court, c’est pour deux petits jours. C’est la
peur latente que je disparaisse à nouveau qui est dans chacun de leurs gestes.
C’est Antoine qui déambule dans tout l’appartement en appelant « maman » et qui me colle un bécot
approximativement sur la joue aussitôt qu’il me trouve.
C’est Arthur qui tente par tous les moyens –surtout les pires– d’attirer mon attention.
Ce sont des reproches ambivalents pour l’horrible mère d’amour que je suis. Des palabres non verbales pourtant sans équivoques
que je crée un vide immense dans leur vie cinq jours dans la semaine.
Mes colibris que j’aime si mal mais si passionnément, je n’oublierai pas de leur dire que le temps qu’on a juste pour soi est
plus précieux parfois que tout le reste malgré ce qu’il en coûte.
Et si, dans vingt ans, ils me reprochent le fait d’être des handicapés affectifs, je leur
rétorquerais : « caca boudin ! »
Par Anne-Claire
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Publié dans : Humeurs
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Mardi 11 octobre 2011
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Pour oublier que je suis boudinée sous trois couches de pulls informes.
Pour oublier donc que ça caille sa race.
Pour oublier les petits polyhandicapés de mon stage, et le livre de Jean-Louis Fournier qui me fait rire autant qu’il me donne
envie de pleurer.
Et parce que c’est mon anniversaire, je m’offre une petite pause légère. Je me voile la face. Je me laisse croire que cette
nuit je n’ai pas rêvé que je mouchais Antoine, mais bien que j’étais en plein shooting avec Ian, et qu’on se retrouvait après dans sa garçonnière un peu rustique, juste lui et moi, juste
pour souffler mes bougies…
(Merci à mon brun de l’aide pour les photos. C’est fait à l’arrache, j'avais bien d'autres projets pour cet article, je suis
déçue, mais voyez-vous, je manque de temps ! ...)
Par Anne-Claire
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Publié dans : Anecdotes
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Samedi 8 octobre 2011
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15:26
Haaa ce mois de septembre…
Quatre semaines de cours, d’anatomie physiologie, de démarche de soins, de TP lavage de dents entre copines, d’ergonomie et de
bascules du bassin.
17 dodos à quatre dans la chambre, à bousiller des moustiques à coup de tatane en prenant soin d’éviter qu’ils ne s’échouent
dans la tisane de 21 heures. Faire semblant d’être sportive et aller courir 25 minutes un jour, pour ne jamais recommencer. Jaser de loin sur les conflits des lycéennes en pantalon léopard.
Parier que le repas du lendemain sera pire encore que celui du soir, tout en rêvant d’une bonne soupe maison. Rire pour oublier la pintade qui gloussait à 120 décibels juste derrière nous dans la
file. Avoir un nouveau téléphone avec internet, et être dans un bled paumé sans réseau. Etre dans une classe avec 44 filles, et devoir organiser un système pour ne pas toujours être au fond où ça
piaille gaiment. Avoir 27 ans et être soumises aux mêmes règles que les mineurs. Filouter pour passer entre les mailles, et trouver quelques espaces de liberté.
La liberté, c’était 16H40, la fin des cours, le soleil et les berges du Rhône, juste à côté. Tout ce qu’on n’aura
plus, dès novembre, quand on y retournera pour un deuxième mois de cours. Les soirées d’internat seront bien plus studieuses emmitouflées sous nos couettes…
Par Anne-Claire
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Publié dans : Blabla
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Dimanche 4 septembre 2011
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13:14
J’ai été absente tellement longtemps qu’over-blog s’est permit d’envahir mon blog de publicités. Maintenant je sais qu’il faut
que je revienne au moins tous les 45 jours pour ne pas que ça recommence ; ça c’est une bonne nouvelle pour mes lecteurs : je serais là au moins une fois par mois et demi ! (Cris
de joie dans l’assemblée…)
En vérité, pour avoir la vraie nouvelle qui me ramène ici, il fallait me tirer les vers du nez : j’ai été admise au
concours d’auxiliaire de puériculture, et j’ai repris les cours lundi dernier. J’ai le succès discret, que voulez-vous.
Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, moins de deux mois avant le début de la formation, les 14 autres élèves et moi
apprenions que faute de financement par la région, le lieu de formation était remis en cause. Donc nous avons eu 48 heures pour décider si on acceptait de partir dans une école à 120 bornes de
chez nous, au lieu des 10 km prévus initialement. Moi qui voulais prendre congés de mes gosses, avouez que c’était l’aubaine… !
Un mois sur deux je serai donc dans un petit patelin fort joli (du moins quand il fait beau) au cœur de l’Ain ; à
partager une petite chambre d’internat avec deux autres filles, à me délecter de la viande aux hormones servie par la cantine, à prendre mon repas du soir à 19 heures pétante, et à comparer le
niveau sonore de nos ronflements soir après soir, semaine après semaine. Tout ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire pendant ma scolarité.
Je vous passe l’état assez pitoyable dans lequel je suis. J’aurais peut-être l’occasion d’y revenir quand j’aurai pris un peu
de recul et retrouvé le goût d’en rire.
Tout ça pour dire que ce n’est pas encore cette année que je vais publier du contenu intellectuel sur ce blog. Et je commence
tout de suite à vous mettre dans le bain avec des photos récentes, d’hier en fait, puisque c’était le premier passage d’Antoine chez le coiffeur. Il en avait besoin, je crois que les photos
parlent d’elles-mêmes.
Sur ce, bonne rentrée à tous… (ça sent l’entrain, oooh oui !)
Il y a eu avant:
…et il y a maintenant :
Par Anne-Claire
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Publié dans : Humeurs
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Mardi 28 juin 2011
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15:48
Une vidéo chacun, pas de jaloux.
La seconde est un peu longue, un mortel ennui, comme le chante Gainsbourg, mais c’est la faute à Antoine !
Par Anne-Claire
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Publié dans : Les vidéos
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Mercredi 8 juin 2011
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21:54
J’aime…
Les heures du crépuscule à minuit
Les deux syllabes du mot « encore »
La solitude, souvent
Le charme discret
La pudeur
Le livre qu’elle ne manquera pas de publier un jour
Regarder les gens
Le bruit des feuilles dans les arbres. Le silence autour
Les cheveux en bataille
L’évidence des sous-entendus
Le vent qui annonce l’orage, l’été
L’odeur du bébé quand il sort de la sieste
Ne pas le faire mais savoir que c’est possible
La rêverie inféconde mais nécessaire
Les certitudes rassurantes
L’attractivité magnétique du vide
Ce qu’il y a entre l’idée que l’on se fait, et ce qui
est
Ce qui n’appartient qu’à moi
…
Par Anne-Claire
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Publié dans : Anecdotes
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Lundi 23 mai 2011
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13:23
Les grossesses des autres, c’est magnifique. Surtout quand c’est chez les copines !
Elles sont rondes et belles, l’air serein. De la confiance en ce qui est à venir plein leur ventre rond et leurs gestes
lents.
Elles restent attentives aux mouvements de la vie extérieure, à l’effervescence du monde et des gens autours –avec parfois des impatiences d’en être aussi, surtout vers la fin– ; mais au fond, elles sont ailleurs, dans une aura mystérieuse qui n’appartient qu’à
elle et leur bébé à naître. Le premier instinct possessif et protecteur de la mère pour son petit.
D’ici une dizaine de jours, c’est un autre petit garçon que je vais rencontrer. Déjà sous couvert d’un pseudonyme :
Gaston. Son vrai prénom, il bercera mes prochaines semaines ; j’aurai son tout petit visage dans un coin de ma tête, et des sourires plein la bouche chaque fois que je vais y penser.
Et puis, par répercussion, il va faire partie de ma vie, ce lardon. C’est avec sa mère que j’ai fais le plus de conneries ces
10 dernières années. Mais que des histoires dont je suis fière. Des heures et des heures, des journées même, ensemble, qui te laissent toujours un goût d’inachevé, une envie de demains très
proches. Une amie avec qui tu oublies tout le reste et qui t’aide à nourrir tes rêves même les plus improbables. Une fille comme toi, pudique et jamais sure de sa valeur, que tellement ça te
paraît injustifié tu lui foutrais des baffes, si tu n’avais pas peur qu’elle te rende la monnaie de ta pièce de façon encore plus inventive et malicieuse…
Melle B. va devenir maman, et même si elle ne sait pas dans quoi elle met les pieds, je lui souhaite tout le
formidable de cette aventure.
Par Anne-Claire
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Publié dans : Petites scènes de vie
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Mardi 10 mai 2011
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13:17
Pas facile de revenir écrire sur son blog après des semaines d’absence !
Je laisse les journées filer, et je n’ai le temps de rien. Je ne suis pas disponible, dans ma tête, pour écrire, en ce
moment.
J’ai même raté l’anniversaire d’Arthur qui passait le cap des trois ans le 6 avril. Lendemain de mon oral. J’étais tellement à
l’ouest que jusqu’à ce que je reçoive le texto d’une copine qui le lui souhaitait, j’avais oublié. Et comme par hasard ce jour là, je n’avais pas de connexion internet.
Mais sinon, je le jure, je ne me drogue pas !
Et puis ce matin, il s’est passé un truc ; le choc de ma vie. Arthur a changé. Tellement que j’ai eu peur de ne plus le
reconnaitre, au parc.
Alors quitte à revenir sur le blog, autant ne pas faire les choses à moitié. Attention les yeux !
Et puis la prochaine fois, sans doute une Histoire d’A. La saga à 1 épisode tous les 6 mois !
Par Anne-Claire
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Publié dans : Petites scènes de vie
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Lundi 21 mars 2011
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14:29
Sauf situation exceptionnelle, considérez que cet article sera le dernier avant le 5 avril.
Le 5 avril, je prends mon destin en main.
Oui, enfin, je passe un oral, en fait.
Le 5 avril, à 14h15, il faut que je fasse le buzz. Mais pas un buzz à la con, genre « il sautait du 15e étage
pour atterrir dans la piscine, il s’est mangé une dalle. » Non, moi je pense plutôt à un buzz qui fait rêver, du style « elle casse la baraque, le jury est conquit. » Le 5 avril à
14h15, notez le dans votre agenda, « petite pensée pour Anne-Claire » ça ne coûte rien et ça ne mange pas de pain ! Merci ! Le tout, c’est que je fasse illusion 20
minutes.
Voilà. Et puis sinon, pour répondre à la demande des gens qui sont loin et qui ne voient pas mes fils grandir, et notamment
les progrès d’Antoine (on le sait, ça va vite, à cet âge là), j’ai envie de dire : rassurez-vous, il prend son temps, vous ne ratez rien ! Enfin si, juste ça, que j’ai immortalisé pour
vous, et surtout pour Melle B. qui est en fait la seule à m’avoir demandé la preuve en image des tentatives de déplacement d’Antoine.
La musique dessus, c’est Radiohead, Electioneering.
Par Anne-Claire
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Publié dans : Les vidéos
12
Samedi 19 mars 2011
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19
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07:37
Par Anne-Claire
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Publié dans : Petites scènes de vie
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...ce que vous en dites...