...ce que vous en dites...

...c'est moi qui les fait!...

Lundi 19 mars 2012 1 19 /03 /Mars /2012 08:36

Un caractère de merde, que compensent des bras tendus et des sourires plein ses grosses joues.

Antoine, petit gabarit mais bourrin à ses heures, deux ans qu’il a trouvé sa place dans notre famille, et qui ne cesse de la revendiquer.

Mon bambino aux milles facettes, que je connais par cœur et encore si peu.

Petit garçonnet facétieux je te boufferais d’amour.

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P.S : la photo… la photo… (soupire) Ben c’est Antoine, quoi.

Par Anne-Claire - Publié dans : Anecdotes
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 14:22

Avion retardé, 3h45 dans la vue

Décollage, pensée émue pour mes fils

–Oh God, pourvu qu’il ne nous arrive rien–

                London by night…

Punks à photographier pour un pound

Chanteuse nase & folk du métro applique son droit à l’image

Fabergé pond des œufs dans toute la ville, et ça s’appelle de l’art

Pigeons qui chient sur la tête des statues

I love London…

Vendeur de mauvaise foi à la saloperie de jolie robe en dentelle

Pakistanais amoureux de ma copine –jouer l’interprète–

Johnny Depp figé sur un t-shirt, partout

Oxford street, Trafalgar square, Londres vend du rêve à tous les coins de rue

Ergo, Londres sans fric, ça craint…

Métros qui puent

Pieds à l’étroit

Lombaires en miettes

Yeux défoncés –conjonctivite–

Keep calm and Carry on…

Talons et minis jupes sur des culs taille 46

Attaché-case côtoie clodo

Descendants de Krisnamurti arpentent les rues, prophétisant

Londres cosmopolite, je m’sens à l’aise

                Hello good bye…

Petite nuit, regard éteint

                Mauvaises conditions météo

                               Atterrissage, rideau.

 

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Par Anne-Claire - Publié dans : Petites scènes de vie
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Mercredi 15 février 2012 3 15 /02 /Fév /2012 23:36

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Si mes mains n’ont pas toujours été un complexe, je peux quand même dire qu’elles ne sont pas faciles à porter, au bout de mes bras ballants.

C’est un fait, je suis bien membrée de la menotte. Les doigts longs et la paume généreuse.

Bien sur, je peux me targuer de ma capacité à dépasser l’octave facile au piano, mais ça ne fait pas de moi le féminin de Franz Liszt.

Je peux aussi narguer la plupart des mecs, ils ont tous des mains plus petites que les miennes ; mais franchement, c’est pas avec ma délicatesse légendaire que je vais devenir menuisier. Et puis, va chercher une écharde au fin fond de la couenne d’une paluche comme celle-là…

Merci papa pour ce patrimoine hors norme ; quand je fais les marionnettes aux minots de la crèche, ils font tous demi-tour à quatre pattes. Les rares qui restent sont solidement fixés au transat et la supplication n’est que trop vive dans leurs grands yeux candides et ronds… Bourreau d’enfant !

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Non au quotidien c’est juste pas possible. Et tu sais que chez Mapa c’est des gros sexistes ? Je ne passe pas la main dans la taille L. Alors non seulement c’est un coup dur de plus à encaisser, quand tu chausses déjà du 40 en pliant les orteils et que tu ne peux même pas compter sur tes deux autres extrémités pour te croire femme fine et délicate ; mais surtout, vive la parité de la vaisselle chez les ménages !

Et puis je me vois déjà en milieu hospitalier, à suer sang et eau pour enfiler un gant de latex taille médium, crier victoire et agiter le bout de mes doigts moites dans les extrémités percées, courir en réserve chercher la boîte taille plus large, et trouver la poche à urine explosée en revenant  faute d’avoir été trop pleine trop longtemps. Ça fait mauvais genre…

Si on ajoute à ça le fait que je me solutionne hydro-alcoolique les mains 15 fois par heure au boulot rapport au fait qu’il n’y a que des morveux là-bas, et que je me mouche moi-même à peu près autant, on obtient de belles grosses mains rouges, crevassées et ultra abrasives, capables de poncer le plus pourri des parquets en bois.

Finalement, j’ai envie de dire « j’aime »,

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c’est plus politiquement correct qu’un bon vieux « fuck »...

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… oups !

Par Anne-Claire - Publié dans : Humeurs
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Dimanche 20 novembre 2011 7 20 /11 /Nov /2011 12:33

 

Oh God, c’était la plus longue semaine du mois de novembre ; du genre de celles où tu te demandes franchement ce que tu es entrain de foutre. Quand tu sors prendre ton petit-déjeuner et que l’épais brouillard qui t’embrasse se fait l’écho de tes pensées brumeuses. Quand, de cinq journées qui n’en finissent jamais de s’étirer tu n’aboutis qu’à la conclusion qu’avec de l’ambition, la bosse des math, un acharnement de furieuse et cinq ans de moins tu aurais pu envisager un diplôme de sage-femme.

Et puis quand même, vendredi et l’heure de rentrer à la maison arrive, et je n’en reviens pas de voir avec quelle force j’ai hâte de retrouver mes deux petits oisillons. Un truc viscéral qui me prend, peut-être parce que je sais que je vais être accueillie à grand renfort de piaillements de joie et de câlins interminables.

Mes fils grandissent et ils ne comprennent rien du temps qui passe. Hier, tout à l’heure, demain, dans cinq minutes, vendredi sont des abstractions qui ne disent qu’une seule chose : maman n’est toujours pas là. Et quand finalement je pointe mon nez, c’est pour trop court, c’est pour deux petits jours. C’est la peur latente que je disparaisse à nouveau qui est dans chacun de leurs gestes.

C’est Antoine qui déambule dans tout l’appartement en appelant « maman » et qui me colle un bécot approximativement sur la joue aussitôt qu’il me trouve.

C’est Arthur qui tente par tous les moyens –surtout les pires– d’attirer mon attention.

Ce sont des reproches ambivalents pour l’horrible mère d’amour que je suis. Des palabres non verbales pourtant sans équivoques que je crée un vide immense dans leur vie cinq jours dans la semaine.

Mes colibris que j’aime si mal mais si passionnément, je n’oublierai pas de leur dire que le temps qu’on a juste pour soi est plus précieux parfois que tout le reste malgré ce qu’il en coûte.

Et si, dans vingt ans, ils me reprochent le fait d’être des handicapés affectifs, je leur rétorquerais : « caca boudin ! »

Par Anne-Claire - Publié dans : Humeurs
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Mardi 11 octobre 2011 2 11 /10 /Oct /2011 14:08

Pour oublier que je suis boudinée sous trois couches de pulls informes.

Pour oublier donc que ça caille sa race.

Pour oublier les petits polyhandicapés de mon stage, et le livre de Jean-Louis Fournier qui me fait rire autant qu’il me donne envie de pleurer.

Et parce que c’est mon anniversaire, je m’offre une petite pause légère. Je me voile la face. Je me laisse croire que cette nuit je n’ai pas rêvé que je mouchais Antoine, mais bien que j’étais en plein shooting avec Ian, et qu’on se retrouvait après dans sa garçonnière un peu rustique, juste lui et moi, juste pour souffler mes bougies…

 ok

(Merci à mon brun de l’aide pour les photos. C’est fait à l’arrache, j'avais bien d'autres projets pour cet article, je suis déçue, mais voyez-vous, je manque de temps ! ...)

 

Par Anne-Claire - Publié dans : Anecdotes
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Samedi 8 octobre 2011 6 08 /10 /Oct /2011 15:26

 

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Haaa ce mois de septembre…

Quatre semaines de cours, d’anatomie physiologie, de démarche de soins, de TP lavage de dents entre copines, d’ergonomie et de bascules du bassin.

17 dodos à quatre dans la chambre, à bousiller des moustiques à coup de tatane en prenant soin d’éviter qu’ils ne s’échouent dans la tisane de 21 heures. Faire semblant d’être sportive et aller courir 25 minutes un jour, pour ne jamais recommencer. Jaser de loin sur les conflits des lycéennes en pantalon léopard. Parier que le repas du lendemain sera pire encore que celui du soir, tout en rêvant d’une bonne soupe maison. Rire pour oublier la pintade qui gloussait à 120 décibels juste derrière nous dans la file. Avoir un nouveau téléphone avec internet, et être dans un bled paumé sans réseau. Etre dans une classe avec 44 filles, et devoir organiser un système pour ne pas toujours être au fond où ça piaille gaiment. Avoir 27 ans et être soumises aux mêmes règles que les mineurs. Filouter pour passer entre les mailles, et trouver quelques espaces de liberté.

La liberté, c’était 16H40, la fin des cours, le soleil et les berges du Rhône, juste à côté. Tout ce qu’on n’aura plus, dès novembre, quand on y retournera pour un deuxième mois de cours. Les soirées d’internat seront bien plus studieuses emmitouflées sous nos couettes…

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Par Anne-Claire - Publié dans : Blabla
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Dimanche 4 septembre 2011 7 04 /09 /Sep /2011 13:14

 arthur

J’ai été absente tellement longtemps qu’over-blog s’est permit d’envahir mon blog de publicités. Maintenant je sais qu’il faut que je revienne au moins tous les 45 jours pour ne pas que ça recommence ; ça c’est une bonne nouvelle pour mes lecteurs : je serais là au moins une fois par mois et demi ! (Cris de joie dans l’assemblée…)

En vérité, pour avoir la vraie nouvelle qui me ramène ici, il fallait me tirer les vers du nez : j’ai été admise au concours d’auxiliaire de puériculture, et j’ai repris les cours lundi dernier. J’ai le succès discret, que voulez-vous.

Et une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, moins de deux mois avant le début de la formation, les 14 autres élèves et moi apprenions que faute de financement par la région, le lieu de formation était remis en cause. Donc nous avons eu 48 heures pour décider si on acceptait de partir dans une école à 120 bornes de chez nous, au lieu des 10 km prévus initialement. Moi qui voulais prendre congés de mes gosses, avouez que c’était l’aubaine… !

Un mois sur deux je serai donc dans un petit patelin fort joli (du moins quand il fait beau) au cœur de l’Ain ; à partager une petite chambre d’internat avec deux autres filles, à me délecter de la viande aux hormones servie par la cantine, à prendre mon repas du soir à 19 heures pétante, et à comparer le niveau sonore de nos ronflements soir après soir, semaine après semaine. Tout ce que je n’avais pas eu l’occasion de faire pendant ma scolarité.

Je vous passe l’état assez pitoyable dans lequel je suis. J’aurais peut-être l’occasion d’y revenir quand j’aurai pris un peu de recul et retrouvé le goût d’en rire.

Tout ça pour dire que ce n’est pas encore cette année que je vais publier du contenu intellectuel sur ce blog. Et je commence tout de suite à vous mettre dans le bain avec des photos récentes, d’hier en fait, puisque c’était le premier passage d’Antoine chez le coiffeur. Il en avait besoin, je crois que les photos parlent d’elles-mêmes.

Sur ce, bonne rentrée à tous… (ça sent l’entrain, oooh oui !)

Il y a eu avant:

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…et il y a maintenant :

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Par Anne-Claire - Publié dans : Humeurs
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Mardi 28 juin 2011 2 28 /06 /Juin /2011 15:48

Une vidéo chacun, pas de jaloux.

La seconde est un peu longue, un mortel ennui, comme le chante Gainsbourg, mais c’est la faute à Antoine !

 

Par Anne-Claire - Publié dans : Les vidéos
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Mercredi 8 juin 2011 3 08 /06 /Juin /2011 21:54

 

J’aime…

Les heures du crépuscule à minuit

Les deux syllabes du mot « encore »

La solitude, souvent

Le charme discret

La pudeur

Le livre qu’elle ne manquera pas de publier un jour

Regarder les gens

Le bruit des feuilles dans les arbres. Le silence autour

Les cheveux en bataille

L’évidence des sous-entendus

Le vent qui annonce l’orage, l’été

L’odeur du bébé quand il sort de la sieste

Ne pas le faire mais savoir que c’est possible

                La rêverie inféconde mais nécessaire

Les certitudes rassurantes

L’attractivité magnétique du vide

                Ce qu’il y a entre l’idée que l’on se fait, et ce qui est

                               Ce qui n’appartient qu’à moi

Par Anne-Claire - Publié dans : Anecdotes
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Lundi 23 mai 2011 1 23 /05 /Mai /2011 13:23

 

  bidon

Les grossesses des autres, c’est magnifique. Surtout quand c’est chez les copines !

Elles sont rondes et belles, l’air serein. De la confiance en ce qui est à venir plein leur ventre rond et leurs gestes lents.

Elles restent attentives aux mouvements de la vie extérieure, à l’effervescence du monde et des gens autours –avec parfois des impatiences d’en être aussi, surtout vers la fin– ; mais au fond, elles sont ailleurs, dans une aura mystérieuse qui n’appartient qu’à elle et leur bébé à naître. Le premier instinct possessif et protecteur de la mère pour son petit.

D’ici une dizaine de jours, c’est un autre petit garçon que je vais rencontrer. Déjà sous couvert d’un pseudonyme : Gaston. Son vrai prénom, il bercera mes prochaines semaines ; j’aurai son tout petit visage dans un coin de ma tête, et des sourires plein la bouche chaque fois que je vais y penser.

Et puis, par répercussion, il va faire partie de ma vie, ce lardon. C’est avec sa mère que j’ai fais le plus de conneries ces 10 dernières années. Mais que des histoires dont je suis fière. Des heures et des heures, des journées même, ensemble, qui te laissent toujours un goût d’inachevé, une envie de demains très proches. Une amie avec qui tu oublies tout le reste et qui t’aide à nourrir tes rêves même les plus improbables. Une fille comme toi, pudique et jamais sure de sa valeur, que tellement ça te paraît injustifié tu lui foutrais des baffes, si tu n’avais pas peur qu’elle te rende la monnaie de ta pièce de façon encore plus inventive et malicieuse…

Melle B. va devenir maman, et même si elle ne sait pas dans quoi elle met les pieds, je lui souhaite tout le formidable de cette aventure.

 

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Par Anne-Claire - Publié dans : Petites scènes de vie
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