La quiche des rois
Cette histoire se passe un dimanche de grand soleil.
Il y avait un papa, une maman, deux petits garçons, et de la pâte feuilletée dans le frigo.
C’était l’hiver, il faisait très beau mais il faisait bien froid, et tous les gens étaient des machines à vapeur qui exprimaient par la bouche des petits nuages blanc.
Le matin, pendant que le papa jouait avec ses enfants, la maman envisageait la confection d’une galette. 15 jours après le passage des rois, c’était le moment ou jamais, d’après elle.
C’était une maman gâteau que rien ne décourageait. Ni les refus obstinés de son fils à vouloir goûter ne serait-ce qu’un seul de ses desserts, ni même l’absence d’enthousiasme du papa toujours plus alléché par un plat de trippes à la mode de Caen que part des sucreries faites maison.
C’était une maman bien trop gourmande mais qui n’était pas née avec un rouleau à pâtisserie dans la main. Et comme le disait si bien ce vieil adage : « rien ne sert de répondre à l’appel du sucre si on ne sait pas d’abord compter les œufs. » Malheureusement, cette maman n’avait pas fait suffisamment d’études pour comprendre le sens de cette formule ; et avec une recette approximative, elle s’enferma dans sa cuisine et s’affaira.
Son petit monde l’attendant pour sortir au parc, elle faisait vite, et malgré ses doutes sur les quantités et l’apparence incertaine de la garniture, elle versa le tout sur la pâte feuilletée préalablement étalée. Elle dû très vite oublier sa fierté et appeler à l’aide quand elle vit le tout dégouliner. Le papa eût une idée, la première de la journée, et la galette finit dans un moule, pour contenir ses envies de liberté. Le four branché, il ne restait plus qu’à s’en aller en laissant derrière eux les rimes en « é ».
Quelle joie de prendre un bain de soleil, quand tant de jours gris avaient ponctués leur quotidien depuis janvier. Quel bonheur doux et léger de voir tous ces parents heureux de pousser leurs bambins sur la balançoire, de les encourager à glisser sur le grand toboggan, de faire leurs premiers pas hésitant, de rire ensemble… Quelle merveille que la vie, et les dimanches en famille ! Dans une envolée lyrique devant tant de bonheurs simples et beaux, la maman avait même failli étreindre le grand marronnier majestueux en criant « merci la vie ! » Seule sa grande timidité avait pu l’empêcher d’un tel débordement de bons sentiments.
De même que seul le froid les avait obligés à quitter le parc, tellement l’ennui ne faisait pas partie de cette journée.
Quand ils pénétraient dans leur appartement, une odeur délicieuse avait envahi les lieux. La maman se sentait fière, et le papa osait même une petite remarque gourmande. Faisant fi de l’aspect surprenant de la galette, sitôt les deux parts dans les assiettes, ils avaient enfourné une première bouchée. La maman, qui avait toujours détesté l’omelette, en resta là, n’ayant plus que le goût de l’échec, et du gâchis dans le fond du gosier. Le papa, après avoir demandé combien d’œufs avaient été cassés, fini sa part, et même la deuxième tout juste entamée. Devant cet étrange engouement, et les assiettes vides, la maman avait eu la confirmation que le papa ne serait jamais diplomate avec elle puisque la conclusion à l’heure du thé, et alors que tant de souvenirs culinaires lui revenaient en mémoire ; c’était bien que jamais le papa n’avait été sensible à sa cuisine, sauf en cas de gros ratés.
P.S : Ce texte est surement bourré de fautes d’orthographe, tellement je suis nulle avec le subjonctif imparfait…mais non je déconne, je voulais dire avec le conditionnel bien sur !
P.S encore : j’avais déjà raconté un Carnage über sucré , souvenez-vous…