SOVIBA est une entreprise chargée de l’approvisionnement des grands distributeurs français en porc ; autrement dit, un abattoir où des tonnes de bidoches sont dépecées chaque jour par plus de 2 milliers de salariés poussés à travailler toujours plus vite.
40 secondes pour enlever le cuir de la bête, à raison de 7 heures de mise à poil journalières sur la chaîne d’abattage, toi qui est fort en calcul, dis moi combien de tapis de sol tu peux fournir à Ikéa ?
Alors à cette cadence, pas étonnant que malencontreusement une entaille dans les viscères puisse se produire et laisse quartier libre à E.Coli la petite bactérie (rime riche) pour tout pourrir sur son passage.
Ce qui est délire dans ce reportage vu chez tf1 (ben oui, on se paie parfois une petite infidélité à la 2, quand elle nous fait vraiment trop l’effet d’un Xanax) et qui est la seule raison pour laquelle je prends la peine d’écrire un article ; c’est que même Mac Donald a refusé des lots de steaks de SOVIBA ! Quand l’impropre à la consommation saute aux yeux de Ronald, c’est que y’a déjà du mal de fait.
Enfin, même si on compatit cinq secondes pour ces salariés qui non seulement font vraiment un boulot de merde (je te raconte pas l’odeur des entrailles d’un porc suspendu face à toi, parce que j’imagine même pas, mais je pense juste que ça doit être bien différent du dernier parfum de Nina Ricci) mais en plus sont maltraité par les patrons…il y a du positif dans cette histoire, papa.
Et non, effectivement, le positif ce n’est pas mon absence de talent pour réussir des phrases à la Proust, on aura remarqué.
Ce qui est bien, c’est que ça encourage à aller chez le boucher du coin et à envoyer les grandes surfaces se faire E.Coliser toutes seules. Ca c’est positif :0036: