Suite à un échange de commentaires un peu trop graveleux sur mon dernier article, un modérateur un rien castrateur a jugé bon d’intervenir en rappelant les conditions d’utilisation de ce blog.
Dans le même temps, je suscite la déception, ou plus modérément l’incompréhension de mes plus proches, en refusant de censurer les auteurs séditieux.
Et ça me fait un peu de peine d’aller contre ce qui semble être du bon sens, je me sens coupable de ne pas retirer ces quelques phrases publiées par des gens que je ne connais sans doute même pas. Pourtant je me sentirais encore plus mal si je les retirais. Parce que pour moi la liberté d’expression c’est important. Je crois que chacun doit pouvoir dire ce qu’il veut, dans la mesure où le propos reste respectueux. Mais –cette condition appliquée– pourquoi devrais-je choisir les commentaires que je garde ou pas ? Ceux-ci ne me choquent pas plus que certains autres. La manière de s’exprimer de chacun ne m’appartient pas ; je ne me suis jamais posé la question d’effacer un commentaire parce qu’il ne ressemble pas à ce que je voudrais qu’il soit ; pourquoi je commencerais maintenant ?
Ce qui me gène, moi, dans toute cette histoire, c’est ce modérateur qui se permet d’intervenir sur mon blog sans même me prévenir. Bien sur que j’ai signé une charte lors de la création de mon blog, m’engageant à respecter certaines règles. Par manque de temps, je ne la relirais pas avant de publier cet article, ce qui est dommage, mais si j’étais parfaite, on s’ennuierait encore plus, ici. J’aurais simplement voulu qu’il m’envoie un mail de rappel à l’ordre. Au lieu de ça, je passe pour une incompétente, irresponsable, incapable de donner les coups de règle sur les doigts des mauvais élèves. Je vous jure que c’est humiliant pour moi. J’y ai pensé toute la journée, et le vit comme un échec terrible. Si si.
Enfin le plus triste, c’est quand même la conclusion que je tire de tout ça. Pour une fois
que j’en avais une, c’est quand même pas de cul, de chance, je voulais dire.
Je me rends compte qu’en un an d’existence de ce blog (avec peu d’articles, surement peu de lecteurs, et surtout peu de commentaire, je vous l’accorde) pour avoir des réactions de lecteurs il me faut un sujet polémique. C’est bien simple, y’en a eu deux : l’article sur Le monde selon Monsanto, où je m’étais montrée très pessimiste ; et ce dernier article, Que fait la police, pour lequel, c’est le comble, je devrais remercier Francis, Spermix, le modérateur et Cloé, sans qui je ne serais pas entrain d’écrire cet article, mais plutôt de terminer ce bouquin que j’ai commencé à lire il y a trop longtemps et qui m’ennuie passionnément.
Bref. Sans doute que mes lecteurs sont timides. Où qu’ils n’ont rien à dire parce que je couvre déjà trop bien mes sujet (ça, c’est impossible). Sans doute en fait, que je suis mauvaise langue, parce que je sais bien que des fois (de plus en plus) je reçois des commentaires. Et quelque soit le message que vous me laissiez, je vous dis merci, j’adore.