Même si elle dure jusqu’à demain, je crois qu’étant donné la programmation, je peux déjà tirer le bilan de cette fête du cinéma.
Comme c’était la vingt-cinquième année que l’évènement se répétait, il durait deux fois plus longtemps. J’ai aussi 25 ans cette année, est-ce que j’aurais double de cadeaux ??
Je savais même pas que la fête du ciné datait de 1984. Moi qui pensais que j’avais été la seule innovation majeure de l’année…
5 jours, 9 films.
3 coups de cœur, voire 4, 2 daubes, 2 comédies, 1 raté.
Terminator renaissance : zéro ou moins. No coment.
Blood : pareil. Je devrais le conseiller à mon frère, tiens.
Happy Sweden : 2/10 Montage pourri, pour nous raconter l’histoire de trop de paumés. Pas compris l’intention.
Very Bad Trip : 4/10 Ou 5 J’ai même réussi à rire, dites-donc.
Jeux de pouvoir : 6/10 Si j’étais de nature plus perspicace j’aurais pu mettre plus, mais là, le journaliste (Russell Crowe est bien plus petit dans un duffel coat qu’en tenue de gladiateur, d’ailleurs) m’a déposé en route.
Tellement proches : 7/10 Vincent Elbaz, je lui passe tout, c’est comme ça…
La journée de la jupe : 9/10 Bonne surprise. Très bonne.
La vague : 10/10 J'en tremble encore.
Whatever works : 10/10 Petit bijou.
Donc trois favoris, quand même.
J’ai vu La Vague et La journée de la jupe l’un après l’autre. Pendant la courte pause pipi entre les deux, j’avais tellement de palpitations que les gens autour applaudissaient ma démonstration de techtonik. Mon sang battait trop fort dans mes veines pour que je puisse contrôler mes mouvements. L’ouvreur a essayé de plaisanter quand je lui tendais mon ticket pour la séance suivante, mais mes yeux trop écarquillés l’ont découragé. Encore une tarée qui va regarder des films chelou ; il a du se dire. Quand on vous dit qu’après un film il faut que je décante…
La vague (Dennis Gansel) c’était hyper intense (on avait comprit). L’histoire est tirée de faits réels.
Dans un lycée allemand, et dans le cadre d’une semaine thématique abordant les différentes formes de pouvoir, un enseignant propose à sa classe de voir si un régime totalitaire pourrait encore se mettre en place aujourd’hui. Persuadés que non, au regard de l’histoire de leur pays, les élèves acceptent pourtant de rendre l’expérience vivante. Rien à dire, le film est fascinant, le jeu des acteurs m’a entrainé, et la démonstration du prof, avec toutes ses conséquences, ne peux pas être plus claire.
La journée de la
jupe (Jean-Paul Lilienfeld) c’est pas trop mon genre de film à la base. Le cocktail jeunes de banlieue et discours moralisateur de tolérance, c’est
bon, quoi. Après ça nous donne des palmes d’or bien pourries pensantes (Entre les murs, pour ceux qui ne suivent
pas).
Franchement, les 10 premières minutes, ce film ne faisait pas exception ; et si je n’avais pas un caractère à aller au bout des choses (ceux qui me connaissent se marrent) j’aurais quitté la salle. Du mal à rentrer dedans, d’où le 9/10 et pas le carton plein.
Mais ma persévérance légendaire a été récompensée. Bien que dans la forme, il reste encore très critiquable (le cliché du flic mal dans sa vie personnelle ; la ministre trop pas crédible, en bref, des rôles secondaire à chier) je conseille vraiment ce film.
D’ailleurs, pour situer l’histoire, ça se passe dans un collège difficile, où l’on reconnaît les blanc parce qu’ils sont enseignants. Une prof de français qui en a plein les bottes de se faire traiter de pute parce qu’elle porte des jupes séquestre ses élèves, sans l’avoir voulu. S’en suis un huis clos où le pouvoir peut changer de mains à tout instant, où les règlements de compte sont de rigueur, et les confidences de bon ton. Dommage, donc, que l’histoire soit polluée par de mauvais second rôle, bien que sans eux, le film n’ai plus eu de sens. Le film tourne autour de deux principaux thèmes : la religion (musulmane) et la considération de la femme. Je suis loin d’être féministe, et ce genre de sujet est toujours risqué selon moi, mais là, j’ai été assez bluffée. Voilà, si vous avez l’occasion…
On a terminé cette fête du cinéma par une valeur –presque toujours– sure, le dernier Woody Allen : Whatever works.
En version originale dans un Gaumont, qui l’eut cru ? Que dire de ce film, à part que c’est du Woody Allen au top de sa forme. Des dialogues poilant, des personnages invraisemblables, 1h30 qui donne le sourire, j’ai même pas envie de me donner la peine d’en dire plus.
Conclusion de cette 25e édition positive. Allez au
cinéma, c’est bon pour la santé (oui, j’ai 10 ans).
P.S: Je voudrais juste envoyer mes plus sincères pensées au personnel du Gaumont où nous avons passé pas mal de temps ces derniers jours, ainsi que toute mon incompréhension. Ils doivent avoir
sacrément faim pour accepter des conditions de travail pareil. Quoi, vous ne savez pas ? Pour une durée de sept jours, tous les Gaumont de France (c’est une directive nationale, on ne rigole
pas avec ces choses là) avaient l’ordre de ne diffuser dans le hall que du Mickael Jackson. Si c’est pas une raison pour démissionner ça…