3 janvier entre deux papillotes il est temps de faire le bilan.
Planter un arbre, écrire un livre, faire un bébé. J’ai fais le plus dur. Et pourquoi pas manger un chat, se convertir au bouddhisme, mettre en marche une révolution, ou même devenir photographe ?
Ces derniers jours je réfléchi sur l’absurdité du monde. Jérôme dit que l’absurde, c’est un super sujet pour écrire un article, et que si je manque d’inspiration, je peux toujours me mettre devant un miroir. Je crois qu’il fait la gueule, toute façon. En tout cas, il n’est que la moitié de lui-même, en ce moment. La preuve en est cette vanne pourrie. C’est comme les échanges de commentaires sur la censure. Pauvre Gustave, va. (oups !)
Enfin bref. Cette année, je suis passée à côté de la magie de noël. Je suis peut-être blasée, mais noël, c’est soit une fête religieuse, soit un gros barbu qui fait la promo de Coca. Et je n’ai ni foi ni soif.
Si j’ai trois grosses tares, ce seraient l’inattention, le je m’en foutisme et l’ambivalence. Par conséquent, j’oublie tout, et encore plus les dates et la notion du temps. Je n’aurais pas réalisé que c’était noël si j’avais pas eu à faire les courses. Bon, et puis si j’avais pas de famille.
Je suis désordonnée aussi. Ce texte en témoigne. Et comme Jérôme est encore plus bordélique que moi, on se retrouve au milieu des rayons quand les magasins sont pleins de gens aussi grossiers, individualistes et belliqueux que moi.
Mais quel endroit plus propice qu’un Carrefour ou qu’un Toys’r’us pour se poser des questions existentielles sur le sens de la vie ? C’est pas le vendeur de jouets, dans son gilet rouge entrain de s’en griller une dans le froid pour décompresser qui me contredira. D’ailleurs, j’irai plus jamais dans ce magasin. C’est trop clairement affiché : « Parents, on vous prend pour des bouffons ».
Pareil pour Mc Do. Plus jamais. C’est pas grand-chose encore. Mais déjà ça.
Pour moi, c’est clair, la vie est absurde. Selon la doctrine philosophique (à prendre avec recul car je ne suis pas allée la chercher plus loin qu’à la page 29 de mon petit Larousse illustré) : « la condition humaine n’apparaît justifiée par rien. »
Ce que je ne sais plus, c’est ce que je dois penser. Et faire. Après une telle affirmation.
Est-ce qu’en boycottant de façon arbitraire ces deux commerces j’affirme ma propre absurdité ou je la rejette ? N’est-ce pas plus dénué de sens, au contraire, de me fixer des lignes de conduite à première vue contraignantes, plutôt que de me laisser vivre sans me poser de questions ? Suis-je simplement profondément stupide ? Est-ce que je ne yoyoterais pas de la touffe, comme dirait mon oncle ?
J' en sais fichtre rien !
Non, je crois que si j’accepte cette constatation là que la vie est absurde, et que je décide de vivre avec cette idée ; je n’ai « plus qu’à » avancer au mieux, en restant en accord avec les quelques règles que je me suis fixée.
Il se fait tard, je sens que je bâcle, et j’ai horreur de ça car je m’étais pourtant fais la promesse d’attaquer 2009 en étant plus moi ; et ce commencement n’augure rien de bon.
Il paraît que mes articles en effet seraient perfectibles. C’est mon papa qui l’a dit. Que je tends trop vers des conclusions négatives. Peut-être dans ce cas, que je ne ferais pas cet article sur Bayrou…Et puis peut-être que si, en fait. Mais, une fois n’est pas coutume, voilà mes derniers mots ce soir :
Aussi absurde que soit la condition humaine, moi je m’en délecte à travers l’art de certains cinéastes et autres écrivains. Sans doute que je ne me suis pas apporté toutes les réponses, car au bout de l’absurde il y a probablement un flingue, et j’aime désespérément trop la vie. Et de finir avec une petite phrase de Louis Guilloux « Le monde est absurde, jeune homme, et toute la grandeur de l’homme consiste à connaître cette absurdité. »