Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

Dis moi, ça rime à quoi ces foutus tracas?

Mon p’tit, je viens de terminer la lecture de l’article de ta maman et ce n’est pas sans émotion que j’écris à présent. Tu sais fiston j’étais sensible avant d’être ton père mais niveau stress je crois que ça dégénère et pour ce qui te concerne je deviens une vraie gonzesse. Depuis que ma vie s’est liée à la tienne je sais que tes souffrances seront souvent les miennes. Et maintenant ce n’est que trop bien que je la comprends cette foutue angoisse d’être parent. Mon p’tit, faut souvent la payer dans la vie son originalité et une petite misère coûte parfois bien cher. Des maladies d’enfants il en existe trop pour faire un inventaire mais il en suffit d’une pour faire flipper ton père. Cette nuit vois tu j’ai envisagé le pire. Et tu sais Arthur ce que c’est que le pire ? Le pire c’est l’égoïsme qui te prend et te ronge. C’est d’avoir le cerveau prêt à jeter l’éponge pour oublier le monde et toutes ces turpitudes. C’est noyer sa souffrance dans de vaines solitudes. Mais tel est ton papa un peu couillon parfois et dans les longs couloirs j’ai fais plus de cent pas. En pensant au pourquoi en pensant au futur mais est-ce vraiment pour toi que je tremblais Arthur ? Quand dans ma tête folle j’ai noirci le tableau. Quand  j’ai imaginé nos  vies si ton p’tit cœur merdait trop.  Je ne suis pas vraiment fier mais pendant quelques heures je n’ai pensé qu’à moi et à mes sombres peurs. Et dans mon désespoir j’ai pensé aux enfants qu’on ne rêve pas d’avoir et qui naissent pourtant. J’ai pensé au deuil qu’il me faudrait faire si tes capacités pâtissaient d’une artère ou de je ne sais quoi j’ai même pensé à Dieu moi qui n’ai pas la foi. Puis j’ai pensé aux autres, aux regards gênés qui sur la différence viennent souvent se poser et qui mêlent que trop la pitié au dégout quand l’homme pour son prochain est plus vil qu’un loup. Car vois-tu mon enfant je le connais le sort que nos belles élites réservent aux fantaisistes qui ont dès la naissance bien inscrit dans le corps qu’ils sont handicapés avant que d’être artistes. Mais maintenant c’est à toi mon bébé que je pense et à l’instinct de vie qui bat sous mes deux mains qui essaient de te suivre avec diligence sur le ventre de maman parce que tu le vaux bien. Mon fils, toutes les conséquences de ta petite différence, je ne les connais pas mais elles seront ma chance parce que je sais déjà combien je tiens à toi. Me rendront-elles plus fort me rendront-elles moins con ? J’avoue ne pas savoir mais j’ai la conviction que pour toi mon p’tit gars j’ai plus que de l’amour. J’ai des tonnes de chimères et des folies autour et surtout pour de vrai j’ai ta jolie maman qui rend la vie plus belle et leurs rêves aux parents. Grâce à vous je le sais j’aurais du rire aux doutes et d’autres cheveux blancs. Mais quelque soit la route j’aurai chemin faisant une pensée pour ceux qui n’auront pas la chance comme moi d’être anxieux pour une différence.  Et d’autres petits rien qui donnent tant de sens à nos absurdités et à nos existences. Tu verras mon Arthur on sera bien tous les trois, on jouera l’aventure et qu’importe les rois. Je t’apprendrai le cynisme et surtout l’ironie.  Et dès ton premier souffle, dès ton premier cri, t’auras plus à t’en faire pour ce foutu tuyau car j’en ferai mon affaire d’un bon coup de ciseaux.  Vois tu mon fiston j’ai des efforts à faire pour devenir poète et pour devenir père mais si tu pouvais être plutôt en bonne santé je te promets d’en faire le moins possible pour m’améliorer.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
bienvenue au club...des parents et de leurs petits et grands soucis...
Répondre